Le programme de logements sociaux était destiné à héberger des jeunes postiers mutés de province vers Paris, dont la situation familiale était particulière, à savoir qu’ils étaient célibataires ou fraichement mariés. Il favorisait des petits logements, avec la spécificité que les 2 pièces devaient être augmentés d’un petit espace supplémentaire pour bébé. Le projet interroge la géométrie de la parcelle, étroite et profonde, ses capacités gabaritaires, règlementaires, et son contexte urbain dense. Il se détourne de l’évidence d’ajouter un nouveau bâtiment construit entre mitoyens pour mettre en place un système et une organisation qui se développent formellement sur toute la longueur de la parcelle. La fragmentation fait naitre un entre-deux privilégié où se développent les espaces communs de distribution. C’est ainsi qu’apparait une grande faille, haute, avec des terrasses largement dimensionnées reliant les volées d’escalier et composant avec des échelles intermédiaires. Ces espaces généreux sont constitués de structures, de couleurs et de matières qui le caractérisent et le distinguent. Le projet révèle ainsi la profondeur de la parcelle comme constituant qualitatif de sa spatialité. Il opère par incision dans le tissu urbain de cette portion de rue et l’enrichit d’une respiration inattendue.
| Programme | Construction de 26 logements locatifs pour postiers |
| Statut | Livré |
| Mission | Complète |
| Type | Neuf |
| Rôle | Architecte mandataire |
| MOA | Toit et Joie |
| Surface | 2 300 m² |
| Coût | 2,6 M€ HT |
| Prix et mention | Mention Equerre d'Argent du Moniteur, Mention spéciale du Prix Mies Van der Rohe, Prix de la 1ere œuvre |